PARCOURS HISTORIQUE DE SAINTE-HERMINE

Ce parcours historique a été réalisé par le Conseil des Sages en partenariat avec la municipalité de Sainte-Hermine.

Description

Il vous invite à découvrir l’histoire et le patrimoine de notre commune qui fait partie des huit communes clemencistes de
Vendée. Derrière la personnalité de Clemenceau, ce guide va vous permettre d’avoir une vision plus large de Sainte-Hermine, carrefour à la limite de la plaine et du bocage vendéen, dont l’histoire fut marquée par des personnalités comme André
Bujeaud, Louis Philippe David, Edouard Grimaux.
Ce parcours vous permettra également de découvrir des lieux originaux comme le Temple protestant ou les halles.
Bonne visite !

  • Types : boucle

Profil

  • Type d'itinéraire : Pédestre
  • Difficulté : Facile
  • Durée : 1h
  • Type d'itinéraire : Poussette
  • Difficulté : Facile
  • Distance : 3 km
  • Commune de départ : SAINTE-HERMINE
  • Commune d'arrivée : SAINTE-HERMINE
  • Nature du terrain : Circuit urbain
Points d'intérêts
La Maison de La blanche hermine

En 1900, Pierre Mêmes devient le 1er fabricant de bicyclettes en Vendée avec « La blanche hermine ». En 1923, lors de l’exposition internationale de l’automobile, du cycle et des sports, il remporte le prix de la plus belle bicyclette au monde. En 1924, il devient le premier directeur sportif vendéen et engage une équipe sur le Tour de France.

Vestiges de l’église Saint Hermand

Route de la Roche-sur-Yon L’église de Saint-Hermand est la première église construite sur la commune. Bâtie en 1120 sous le patronage de Saint Hermès, elle fut dévastée pendant les guerres de religion en 1568. Sous la Révolution, elle fut vendue comme bien national. En 1808, la commune de Saint-Hermand est rattachée à celle de Sainte Hermine. Il n’y a plus nécessité d’avoir deux églises.

La statue de Georges Clemenceau

Au lendemain de l’Armistice du 11 novembre 1918, malgré ses réticences, Georges Clemenceau accepte d’être statufié de son vivant. Par contre, Il exige le choix de Sainte Hermine, car c’est près d’ici que se situe le château de l’Aubraie, à Féole, commune de La Réorthe. Le 2 octobre 1921, c’est Georges Clemenceau lui-même, qui inaugure ce monument. La cérémonie est suivie d’un grand banquet républicain sous les Halles. Une des citations de Georges Clemenceau s’applique très bien à ce monument. « Ce n’est pas moi qui suis important, ce sont les Poilus, car ce sont les vrais héros de la Victoire ». Le sculpteur, François Sicard (rien à voir avec la maison Sicard à côté), prend comme sujet le Père la Victoire dans sa tenue légendaire lors de ses fréquentes visites dans les tranchées, entouré de six Poilus. La statue fut mutilée pendant la seconde guerre mondiale puis rénovée par Paul Belmondo, élève de Sicard, le père de l’acteur. De nombreuses personnalités politiques sont venues se recueillir devant ce monument comme le Général De Gaulle en 1965 ou Jacques Chirac en 1979. Un livre « Clemenceau » a été édité par le Conseil départemental de la Vendée. Il est disponible en office de tourisme ou en mairie.

Le temple Protestant

Construit en 1825, sur un terrain donné par Paul Alexandre Marchegay, ce temple a une architecture néo-classique. Il redonne la visibilité au protestantisme interdit pendant près d’un siècle en France. A l’époque, la communauté protestante est très importante à Sainte Hermine et compte environ 150 personnes.

Les Halles

Les Halles sont construites à la place d’un ancien marché couvert en bois du XVIIIe siècle s’étalant sur les places en forme de croix, qui appartenait au seigneur de Sainte Hermine. En 1857, la commune rachète l’édifice en mauvais état. En 1896/1897, des Halles de style Baltard du nom de l’architecte sont édifiées alliant fonte, fer et brique. Elles seront classées à l’inventaire de Monuments historiques.

Cinéma « Le Tigre »

Construit en 1948 à l’initiative de l’AEP « Hermine Vendéenne », association d’éducation populaire, il est érigé et géré par des bénévoles de la paroisse. La première séance de diffusion eut lieu le 30 avril 1949 avec Robin des bois, film de 35 mn. Grâce à la pugnacité des bénévoles et à la municipalité, le bâtiment est vendu pour l’euro symbolique à l’association Cinéma Le Tigre. Il ne cessera de présenter des films de même que des séances de théâtre depuis sa construction. La toiture de la scène demandant une restauration complète en 2018, des fonds sont collectés et les travaux se réaliseront en 2019.

Eglise Notre Dame

L’église est fondée par Georges de la Trémoilles, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc au XVe siècle. Après la Révolution, elle sert aux deux paroisses Sainte Hermine et Saint Hermand. En 1847, suite à une trop grande vétusté, elle est démolie et reconstruite dans sa forme actuelle. La flèche du clocher endommagée par la tempête du 13 février 1972, il faudra attendre 2014 pour que le clocher retrouve sa forme d’origine.

Place de l’Orangerie

Le parking de l’Orangerie actuel et la maison d’en face n’étaient qu’une seule propriété appartenant tout au long du XIXe siècle à la famille Tillier, famille républicaine. Son principal occupant était Michel Philippe Tillier, maire de Sainte Hermine/Saint Hermand en 1800. Donnée à la commune, la maison difficile à restaurer et une partie du parc seront vendues en 2018.

Le Pont Trocard

Reconstruit en 1833, ce pont séparait les communes de Sainte Hermine et Saint Hermand qui ont fusionné par décret de Napoléon le 16 juin 1808.