CIRCUIT DÉCOUVERTE « LUÇON À PIED »

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Ancien port relié à la Baie de l’Aiguillon par un canal, c’est à pied que Luçon se dévoile le mieux : suivez à votre rythme notre circuit au fil des rues et des places. Laissez la cité épiscopale vous dévoiler tous ses charmes...

Description

Abordez quatre siècles de patrimoine bâti en parcourant les rues de Luçon. Des nobles, des chanoines, des commerçants et des artisans y ont vécu et laissé le témoignage de leur passage depuis le 17ème siècle. De la « Renaissance » à « l’Art Déco » votre voyage dans le temps vous conduira de ruelles en places : art sacré ou profane vous dévoileront l’évolution de la cité épiscopale dont Richelieu fut le 25ème évêque.
Le circuit que nous vous suggérons emprunte parfois le même chemin que celui des « bornes historiques » (10 bornes disséminées en ville) ou encore celui de l’Association du quartier du Bourgneuf. Leur consultation vous donnera des explications complémentaires à celles du présent document.

  • Types : boucle

Profil

  • Type d'itinéraire : Pédestre
  • Difficulté : Facile
  • Durée : 2h
  • Distance : 4,5 km
  • Commune de départ : LUCON
  • Commune d'arrivée : LUCON
  • Nature du terrain : Circuit urbain
Points d'intérêts
Le Cloître de la cathédrale Notre Dame de l’Assomption

Ce cloître a remplacé celui de l'abbaye bénédictine médiévale. La construction des trois galeries du cloître et de l'étage de l'aile Ouest se situe au cours de la première moitié du XVIe siècle, quant à l'étage de l'aile Est, les plans en ont été dressés en 1874. Bien que les voûtes d'ogives des trois galeries soient de style gothique flamboyant (fin XVe), les clefs de voûte de la galerie Ouest ont un décor de cuirs découpés : une caractéristique de la Renaissance : XVIe siècle (Renaissance Française). L'étage de cette aile est particulièrement remarquable, avec ses pilastres à losanges et sa mouluration relevant du répertoire de la première Renaissance. À partir de 1858, lors de la restauration du cloître par l'architecte diocésain Juste Lisch, l’étage a été profondément remanié et il ne reste rien des aménagements intérieurs. En 1847, l’architecte Émile Boeswillwald a découvert le tombeau d'un abbé, avec une crosse en cuivre émaillé datant du XIIIe siècle. C'est afin d'héberger les 30000 livres légués par Mgr Jacques Marie Baillès en 1873 que Mgr Charles Théodore Colet demanda de surélever l'aile Est, mais la construction d'une bibliothèque était envisagée dès 1866. En 1874, sa réalisation est confiée à l'entrepreneur Luçonnais Henri Hibert.

Cathédrale Notre Dame de l'Assomption

À l’emplacement du 1er monastère bénédictin (milieu VIIe) fondé par St Philbert de Noirmoutier. Ravagé par les Normands en 853 et 877, incendié par le Comte de Poitou en 1068 (condamné par le pape à reconstruire l’église). Commencée en 1091 achevée en 1121, date de consécration de l’abbatiale. L’abbatiale (monastère Ste Marie) est érigée en cathédrale en 1317 et son Abbé Pierre de la Voyrie devient évêque. Du XIIIe au XVe d’importants travaux la transforment. De 1530 à 1550 : construction des chapelles sud. En 1622 dernière année de l’épiscopat de Richelieu, la cathédrale est saccagée. En 1655 (Mgr Nicolas Colbert) le clocher s’écroule écrasant la première travée de la nef. La façade est reprise au cours du XVIIe siècle par François le Duc dit Toscane. En 1722, construction des chapelles nord. Seconde moitié du XVIIIe construction du maître-autel à baldaquin, des stalles et des boiseries. Le 27 décembre 1999 : la tempête ébranle le haut de la flèche et emporte le coq. Les dégâts occasionnés au sommet de la flèche imposent un lourd travail de reconstruction. Au cours de l’année 2004, le sommet de la flèche est démonté sur 8 mètres et reconstruit pierre à pierre. De cette histoire mouvementée, reste un édifice qui porte les traces de tous styles mais néanmoins harmonieux.

L’ancien château d’eau de Luçon Classé Monument Historique le 10/02/1992. Unique au monde

Inauguré en 1914, il marque l’avènement du modernisme à Luçon. Construit en béton armé, décoré de céramiques moulées dans un style Art nouveau tardif. Le réservoir a fourni en eau potable les militaires, mais également l'ensemble de la population et une usine de production électrique y fut associée. Sa construction est liée à l’arrivée du régiment de cavalerie à la place de l'ancien séminaire. Pour cette réalisation en béton armé, Jean Bardin collabore avec l'ingénieur Armand Guillemet, dépositaire du brevet Hennebique. Il est construit de 1912 à 1913 par René Guinaudeau et l'édifice est achevé à l'arrivée du régiment de Dragons en avril 1914. D'une capacité de 500 m3, il livre en eau potable la caserne de cavalerie et les habitants du centre-ville. L’eau est pompée depuis 80m de profondeur grâce à l’usine électrique, longtemps alimentée par le charbon de Faymoreau. Dans la gueule des têtes de lion en façade des ampoules allumées révélaient la présence d’électricité. Le dôme devait être couronné d’un phare souvenir du passé portuaire de Luçon, il ne fut jamais achevé et remplacé par le lanterneau encore présent au sommet. Autre originalité le local au pied du réservoir avec bureaux, gardien et magasin.

Jardin « Dumaine »

Du nom de Pierre Hyacinthe Dumaine qui légua cette propriété à Luçon : sa maison pour y établir la Mairie et les terres pour en faire un jardin public gratuit. En 4.5 ha de verdure c’est une alternance de jardin à la Française et à l’Anglaise, bassin, belvédère, fontaine, bois, taillis et topiaires. Pierre Hyacinthe Dumaine est né le 2 juin 1790, il fit des études de médecine à Paris mais plus que médecin, il s'occupa d'améliorer les conditions de vie dans toute la région de Luçon. Le parc se compose de divers éléments : tout d'abord, un jardin régulier du côté est, dans l'axe de l'hôtel de ville et du monument à Pierre-Hyacinthe Dumaine ; il comporte une allée d'ifs taillés en topiaire, un théâtre de verdure, des quinconces et une charmille : ensuite, un jardin irrégulier au sud-ouest, avec un bassin octogonal et une fontaine, un kiosque à musique et un belvédère donnant sur le jardin paysager. On trouve dans ce jardin : un jardin paysager avec allées sinueuses, pièce d'eau, pont rustique, grotte artificielle avec chute d'eau, limaçon et château d'eau, un bois en étoile et enfin une grande pelouse avec des massifs topiaires représentant les fables de la Fontaine et, le long de l'allée Saint-François, une orangerie.